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AUBE, LA SAGA DE L'EUROPE - ROMAN HISTORIQUE par Marc Galan
AUBE, la saga de l'Europe I-007  posté le 05/02/2008 à 22:09 divers
Épuisé par sa course, il avait dormi. La fatigue l’avait assommé. Sa crainte de rêver n’avait pu l’empêcher de plonger dans le sommeil. Sa nuit avait été calme, sans rêve. Si l’horreur de son épreuve avait coupé en lui cette faculté à jamais ? Rien de mieux n’aurait pu lui arriver. La perspective de la revivre chaque nuit était trop effrayante.
Le soleil était déjà haut. Le bruit de furieuse activité l’avait réveillé... Ou, peut-être, la bonne odeur de viande grillée, dont un plat empli à ras trônait à son chevet. Il s’était jeté dessus, sous les regards mi-ironiques, mi-attendris de deux colosses au fond de la tente. Ils étaient les gardiens d’armes du seigneur de la troupe si affairée... Et, malgré leur aspect de brutes, de braves c½urs. Jamais homme vil ou cruel ne sourit à l’appétit d’un affligé. Tout en se passant la main sur le visage, il leur sourit. Ils éclatèrent de rire. Sa barbe naissante et rare était parsemée de grumeaux de sang séché. Il partagea leur hilarité. Sa tête était aussi propice à épouvanter les enfants qu’à amuser les guerriers, qui se targuent de ne s’effrayer de rien.
« Nous sommes prêts. Nous n’attendons plus que nos voisins ! » Son hôte, déjà tout harnaché, équipé pour le combat, venait d’entrer dans sa tente. Il haussa les sourcils. Pourquoi ce ton déférent ? Ah oui ! Seul guerrier survivant d’un clan, il devenait par là même son roi et chef, l’égal de celui dont il sollicitait aide et vengeance. Qu’il doive avant peu se mettre sous sa protection et s’intégrer à son clan avait beau ne faire aucun doute, ils étaient pour le moment sur le même pied.
Il se leva. Tout en se lavant le visage, il discuta avec lui. Du ton qu’il s’imaginait celui d’un chef, il s’enquit de ses effectifs... Beau déploiement de forces ! Il pouvait être satisfait. Nul Muet n’échapperait à leur justice. Ils avaient le nombre, la volonté, la surprise. Les autres n'auraient que le lourd fardeau du butin.
Le chef lui proposa une tunique et un plastron neufs. Il refusa. Il s’était lavé le visage. Il le regrettait déjà. C’était irrespect envers ses morts. Il ne devait pas encore quitter ses vêtements ensanglantés. Il attendrait d’avoir vengé les siens... Tant pis s’il fallait des années. Il les garderait, dussent-ils pourrir sur lui. Nul ne s’y opposa. Il en changerait bientôt.  
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AUBE, la saga de l'Europe, p 6  posté le 01/11/2007 à 01:17 divers
Deux fois déjà, le chef de ses hôtes l’avait écouté. Il n’était pas encore satisfait. Il continuait à l’interroger, à le presser de questions, avide de tout comprendre, attentif à ne lâcher nul fil du lacis de l’assaut. Chaque point pouvait compter.
Il tentait d’avoir réponse à tout. L'hôte avait à c½ur d’accomplir son devoir de vengeance. Il ferait tout pour l’aider à la mener à bonne fin. D'autres guerriers, assis à ses côtés, tendaient l'oreille. Ils y allaient parfois, eux aussi, de leur question. Certaines semblaient étranges, anodines, voire stupides, mais chacune se justifiait... Toutes témoignaient de leur sens et de leur science du combat.
Il se sentait bien. Les dieux l'avaient exaucé. Ceux chez qui ils l’avaient conduit connaissaient l’art de la guerre plus que personne, l’aimaient et, à la différence de la plupart, ne seraient pas gens à partir à l’aveuglette. N’eût été leur aspect de bons vivants, il se serait cru face à Thonros et sa troupe.
Mais le dieu des combats n’aurait pas eu besoin de poser toutes ces questions, d’éclaircir tous ces points. Il n’aurait pas eu à ses côtés un guerrier faisant couler par terre la moitié de son hydromel, ni un autre la morve au nez, se l’essuyant de la manche après chaque reniflement. Qu’importe ! Faute d’être ici, il avait mis sur sa route une élite armée. Cela se voyait à la beauté de leurs servantes, auprès de qui l’objet de son désir semblait une souillon, et à l’abondance des bijoux leur enserrant col et poignets. Ils n’avaient jamais connu la défaite.
De tels hommes n’ont peur de rien. Ce n’est pas sans frémir – non de crainte, du plaisir anticipé de l’écrasement de ses bourreaux – qu’il entendit leur chef ordonner aux siens de partir rallier les clans voisins : Butin considérable et sang à laver les attendaient. Lâche et indigne qui ne se joindrait à lui ! Ils partirent dans la nuit. Il revint à son idée première. Sous le commun masque de l’humaine nature, les dieux de la guerre étaient devant lui. Qu’importait sa mort ! Sa vengeance serait accomplie.
... Mais est-ce un dieu qui vous dit, se pinçant le nez, que vous puez le cadavre, et d'aller vous laver ? Est-ce un dieu qui vous laisse un cruchon d’hydromel et vous conseille de le boire à petites gorgées pour ne pas vous étouffer ? Les dieux ne montrent pas cette sollicitude. Il était vivant ! Devant lui, souriant, se tenait le vengeur des siens, le fléau de leurs assassins. Il n’en doutait plus. Homme, dieu, il les ferait expier.  
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AUBE, saga de l'Europe, p 5  posté le 22/05/2007 à 12:31 divers

Il se pencha, observa les traces. Celles des chariots étaient profondes. Aucun risque, sauf pluie violente et prolongée, de les perdre. Il leva le regard vers le soleil. Il était resté évanoui trois de ses pas. Il huma les bouses encore chaudes laissées par les b½ufs de trait. Les derniers massacreurs étaient partis depuis trois, voire quatre, fois moins longtemps.

Il l’avait vérifié par une foule d’autres détails, s’était de même assuré de leur nombre et de leur route. Les leçons apprises, dès sa prime enfance, des hommes d’âge et de savoir, avaient afflué. Ils avaient mis leur ultime fierté, employé leurs ultimes forces, à le transmettre et à former la jeunesse avide de les égaler. Leurs efforts n’auraient pas été vains. Elles lui avaient profité...

Il s’était mis à courir. Là où il dirigeait ses foulées, il trouverait un clan de guerriers de sa race. Il lui ferait le récit de son malheur. Il lui demanderait vengeance. Pourvu qu'elle soit puissante et riche en hommes forts et vaillants ! Ses assaillants avaient eu de lourdes pertes. Leurs rangs comptaient nombre de blessés. N’importe ! Il lui fallait la meilleure troupe. Il n’allait pas mener un raid. Il allait faire payer le prix du sang.

Il courait. Le soleil était toujours plus bas, les ombres toujours plus longues. Il courait. Bientôt la nuit – où nul ne s’aventure… des puissances hostiles y rôdent ; où la vie, comme les hommes, est assoupie – viendrait. Les muscles de ses jambes n’étaient plus que douleur ; son souffle, un brasier desséchant. Il courait. Il courrait jusqu’à rencontrer des frères, et entendre leur serment de venger les siens. Après, il serait toujours temps de songer à la souffrance... Après.

La pluie vint lui rafraîchir le gosier, une pluie battante, circonscrite, d’autant plus forte qu’elle n’arrosait qu’une faible surface. Elle ravina le sang séché sur son visage, lava les failles où il s’était craquelé ; les îlots noirâtres qu’elle laissa sur sa peau bronzée lui firent un masque plus sinistre encore. Cette ondée était une aide des dieux. Il respirait mieux. Sa course reprit une ardeur nouvelle. Malgré la tombée de la nuit, il continuerait, quitte à en affronter les forces mauvaises… La belle affaire ! Se soucier de piteux démons, quand l’attendait la vengeance !

Courir, courir encore, courir à en mourir. La nuit était tombée depuis au moins un pas de la Brillante. De quoi désespérer. Les dieux, pourtant, désiraient que son clan soit vengé. Il avait compris. Ils le voulaient lui aussi. Il n’aurait que le temps de mettre les siens sur la piste de ses assaillants... Si c’était leur prix !

Cachés jusqu’alors par une petite levée de terre, des feux apparurent au loin. Ils l’avaient exaucé. Il avait trouvé un camp... de son peuple, il le fallait ! Il se dirigea vers eux. Soudain, des abois retentirent. Des molosses se ruèrent sur lui, mâchoires à tout déchirer. La pluie battante pouvait avoir lavé son visage, il semblait une pièce de viande. Ils allaient le dévorer. Un ordre retentit. Ils se mirent à l’arrêt. On lui cria de ne plus bouger.

Il reconnut les mots. Il était arrivé. Tout était bien. Les dieux pouvaient le prendre.

Mais qu’ils le laissent, avant, délivrer son message !

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AUBE, la saga de l'Europe, p 4  posté le 20/05/2007 à 12:02 divers

Debout, il examinait le charnier. Guerriers, vieillards, femmes, enfants, ennemis, étaient entassés. Comment n'avait-il pas étouffé ? Il respira un grand coup. Était-il blessé ? Sa peau ! Rouge sang ! Il avait été écorché vif ! Mais il ne ressentait aucune douleur... Ce n’était que du sang répandu. Il avait été si peu écorché qu'on lui avait laissé ses vêtements. Il se palpa. Les Muets, au dire des vieillards gardiens des traditions, mutilent leurs victimes. Ils leur coupent les oreilles – ils s’en font des trophées – et la virilité – ainsi diminuées, elles n’oseront venir réclamer vengeance auprès des dieux. Au mieux, ils les dépouillent et les dénudent. Voici qu’il était intact, du moins entier. Il se caressa la tempe. Sa chair était à vif ! On lui avait arraché l’oreille ! Il se détrompa. Cette plaie n’était que la trace du coup qui l’avait étendu à terre, raide comme bâton, le laissant encore abasourdi.

Il continua à se tâter. Il n’avait rien de grave. Comment, à la différence des siens, avait-il pu être épargné ? Blessure bienvenue ! Le laissant pour mort, elle lui avait sauvé la vie.

Il revint au tas de cadavres qui l’avait protégé. Au moment de l’assaut final, ils s’étaient regroupés, faisant le dernier carré autour de lui. Ils lui étaient tombés dessus, le masquant à la fureur dépeceuse de l'ennemi. Ces maudits n’avaient pas, dans leur hâte, pris le temps de les retourner pour s’emparer de tous leurs biens. Ils avaient paré au plus pressé, ne s’attardant à dépouiller et à mutiler que les mieux vêtus et ceux qui semblaient commander. En auraient-ils eu le loisir que, devant son aspect, ils y auraient renoncé. Sa fourrure miteuse était indigne d’un butin ; ses oreilles, ourlées comme celles d’une femme, pas plus dignes de figurer parmi des trophées. Le contenu des chariots et les ornements pris sur les chefs, à eux seuls, justifiaient les risques de cette attaque loin de leurs bases. Ils ne s’attarderaient pas pour une vieille peau pleine de sang et le mesquin plaisir d’essoriller un gamin. Ils partiraient vite, ne prenant que le temps d'honorer leurs morts.

Il tomba à genoux. Le message des dieux était clair. Ils l’avaient laissé vivre pour laver l’affront. Ils avaient ordonné. Il obéirait. À l’instant.

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AUBE, LA SAGA DE L'EUROPE, P 3  posté le 19/05/2007 à 09:48 divers

Les ennemis, en embuscade, avaient bien choisi. Le clan ne pouvait se dégager du sein des fourrés. Il combattrait empêtré dans les ronces et les épines. Ils s’élançaient, en un discordant concert de cris et d’imprécations. Leurs archers le criblaient de flèches, de ces flèches barbelées, au bout en arête, qu’on ne retire qu’au prix de sa chair. D’autres lançaient leurs javelots, à pointe barbelée comme les traits, et aussi perfides. Le reste se précipitait, l’épieu ou le court poignard de silex à la main. Les épieux fouillaient les chairs. Le silex lancéolé les lacérait. De rose, l’avenir s’était fait rouge et noir. Il avait saisi son arme ; il s’était jeté contre l'ennemi au sein ardent du combat.

Était-ce l’ivresse du sang, cette fureur qui l’avait envahi ? Quel nom donner au tourbillon auquel il s’était livré ? Il avait frappé. Sa lame avait fouillé des ventres ennemis, tranché des gorges forcées à s’offrir par sa rage homicide. Tue, tue, tue ! Ce cri résonnait dans sa tête... S’il ne devait se taire qu’à la mort du dernier ?

… Et tout était devenu noir.

Il s’était réveillé... plus tard. C’était toujours la même nuit, striée d’écarlate. Un horrible silence régnait, à peine rompu par les cris des choucas. Il avait tenté de bouger. Si ses muscles répondaient, une pesanteur à lui interdire de se mouvoir jamais écrasait ses épaules. Il avait fini par se libérer un bras. Moitié poussant, moitié tirant, il s’était ouvert une trouée. Il agitait sa main. Le vent soufflait dessus. Il devait mieux écarter, ouvrir plus larges ses paupières collées.

Le vague souvenir lui revenait, par bribes légères, effilochées comme les petits nuages de beau temps, d’un fait important, grave, tragique. Il y avait sans doute pris part. Pourquoi était-ce si flou, si ténu ? Pourquoi sa mémoire restait-elle engluée, captive, comme lui de cet amas de corps sanglants ?

Ces corps ! Les questions étaient inutiles. Il avait fini par ouvrir les yeux. Bien à tort. Un tel carnage ! Il commença à se dégager du charnier où il était resté – longtemps ? – enseveli. Il y voyait enfin clair. En quelques mouvements, il se sortit du monceau de cadavres des siens et aussi, grâces aux dieux ! de leurs ennemis.

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AUBE, SAGA DE L'EUROPE, p 2  posté le 17/05/2007 à 11:30 divers

Le combat résonnait dans sa tête, y vivait. Y vivrait, au moindre détail, à jamais. Ils revenaient d’un raid qu’il n’aurait jamais oublié. C’était son premier. Le butin en avait été plantureux. N’y manquaient ni captifs encore farouches (Qu'ils en profitent ! La servitude saurait les briser.), ni chevaux agiles, ni gras bovins... sans oublier les peaux, les vivres, les bijoux, le sel, et surtout leurs idoles, statuettes grossières et vermoulues. Il n’était prise plus prisée. Arrachés de haute lutte à des fidèles prêts à mourir pour eux, ces trophées témoignaient de leur vaillance. Ils s’en approprieraient les vertus... Et les hommes immolés à leur courroux sauraient, de l’au-delà, leur défaite. Ils en sauraient gré à leurs vengeurs. Ils les avertiraient de tout péril en se glissant dans leurs songes.

Sa tribu se sentait en sûreté. Son butin était abondant, l’âme de ses guerriers sereine. Leur lente avance, femmes et enfants à la traîne, ne leur pesait guère. Les dieux les avaient favorisés. Pourquoi les rejetteraient-ils soudain ? Elle avait pour eux un profond respect. Il ferait beau voir que l’un d’eux osât n’y répondre. Il paierait son ingratitude. Nul ne lui sacrifierait plus. Le feu s’éteindrait sur ses autels… Il reviendrait vite à de meilleurs sentiments !

Il ventait fort. Les âges extrêmes frissonnaient. Ils avaient coupé par les bois. « Ce sera un abri, et un raccourci », avait dit le roi. Et tous avaient loué sa sagesse. Rien ne manquait à leur bonheur, qu’une halte. Aucune clairière ne s’y était prêtée. Si ce pouvait être la prochaine, là-bas ! À quoi pensaient, alors, ses frères ? Lui – dernier souvenir agréable – à une jeune captive, belle comme lune, sale comme truie. Il la demanderait lors du partage. Il en avait fait assez, à son premier raid, pour se la voir accordée. Nul ne conteste à un hardi compagnon une exigence raisonnable. Épouillée, lavée, la rondelette serait de plaisant commerce.

Soudain, un hurlement avait retenti.

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AUBE, roman historique, page 1  posté le 14/05/2007 à 18:39 divers

LA PIERRE-SOLEIL

  

IL

  

... Flanc fendu, boitant bas, il était rentré de sa chasse ; il avait appris l'outrage fait aux siens ; il était reparti, blessures bannies. À quoi bon chercher plus avant ! L'honneur à venger ne souffre pas l'attente.

Pour mener sa quête, il n'avait qu'un nom : Kleworegs, roi du clan du Cheval ailé.

C'était le nom de sa cible. C’était assez.

... Il prit sa piste.

Pourquoi n'avait-il pas été là le jour de l'affront ? Il aurait su l'empêcher, lui... Il fuyait sa vie d'avant... si morne, si lourde d'ennui.

Pourtant, tout autour de lui, à son insu, le monde était en marche. Mais comment, fils d'un fief perdu, aurait-il connu les arcanes du siècle et les secrets des rois ?

 

ENCORE LA NUIT

 

 De la tête aux pieds, l’homme seul dans la steppe n’était que sang. Il courait – cheveux collés, raidis en épaisses touffes poisseuses, visage tiré sous la couche noirâtre de sève séchée, vêtements imprégnés de la rouge liqueur –, unique rescapé d’une proche tragédie, d’un aveugle massacre régal des corbeaux. Le guerrier ondoyé de tout ce sang avait mené un combat sans merci. Les coups les plus féroces y avaient été portés ; les vaincus, exterminés sans recours. Maintenant seuls les lièvres, détalant devant lui, comme lui, voyaient sa douleur, sa honte.

Il ne fuyait pas. Il avançait à fermes foulées, toutes forces bandées, se refusant tout répit ou repos. Un seul souci le poussait : rencontrer, avant que ses assaillants ne soient trop loin avec leur butin, un parti des siens. Jusque là, il se l’était juré, il ne cesserait de courir.

Il devait le croiser avant la nuit. Passé ce délai, les Muets maudits auraient pris trop de champ. Nul espoir alors de les rattraper. À cette allure, il pourrait tenir son serment. Il ne s’écroulerait pas, fauché par la fatigue, laissant l’ennemi prendre un surcroît d’avance. Chaque foulée le rapprochait de la vengeance. La moindre pause était sacrilège.

Il courait, c½ur empli de honte et de colère, corps souillé de sang. S’il avait pu couler de la gorge de ses vainqueurs ! Cruelle réalité ! Cette sève de vie enfuie était un acide. Traversant sa peau, elle venait lui ronger, lui brûler l’âme. Il devait les retrouver et s’en laver dans le leur. Il ressentirait, sinon, cette morsure à jamais. (« Encore un effort, les tiens sont tout près. Cours, cours, comme si ta vie en dépendait ! ... Elle en dépend. La vie de qui n’a vengé les siens ne mérite plus ce nom. »)

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AUBE, SAGA DE L'EUROPE - PRESENTATION  posté le 22/04/2007 à 14:58 divers

Je souhaite présenter sous forme d’un feuilleton une partie de mon livre, qui est une saga historique sur la préhistoire de l'Europe. Bien sûr, chacun pourra commenter, qualifier mon texte de génial (merci) ou de nul (merci aussi, s’il m’explique pourquoi). Vous constaterez à la lecture du résumé que AUBE, la saga de l’Europe, est un roman historique, à cela près que la période traitée ne nous est connue que par déduction et en fonction de faits qui n’ont été connus que 20 à 45 siècles après les événements décrits. Tout est possible, sinon probable, mais aucun de mes personnages n’a évidemment d’existence historique attestée par des documents ou des témoignages de l’époque. C’est ainsi que les choses ont dû se passer. C’est tout. Mais aujourd’hui, un petit résumé de l’histoire qui commencera le mardi 24 avril au rythme d’un extrait par jour

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Saga historique, épopée au ton d’heroic fantasy, AUBE raconte l’histoire des Indo-européens, ancêtres des nations de l’Europe, d’une partie de l’Asie, des Amériques et de l’Océanie.
Cette saga de l’Europe se déroule à l’aube des peuples, à la fin de la préhistoire, moment où l’histoire commence et où la civilisation apparaît. A l’est de l’Europe vit cet ensemble de tribus aux institutions et au langage communs qui sont la base de la plupart des langues, des mythologies et des systèmes politiques et sociaux de l’Occident. AUBE raconte leur histoire au travers de celle de quelques-uns de leurs représentants à cette époque cruciale où leur peuple éclate et se disperse.

LIVRE I : LA PIERRE-SOLEIL
- On n’aurait pas dû !
Non, ils n’auraient pas dû s’arrêter au village des loutres, mais ils étaient si las, après une saison de combats, et il était si près… Ils auraient mieux fait de camper dans un champ d’orties
Ils avaient vite compris. Ils l’avaient traité selon ses mérites, et étaient partis. La gloire et les honneurs les attendaient. Ils devaient s’en aller !? C’était tant mieux !
… C’était tant pis.

LIVRE II : LE PRINTEMPS SACRÉ
L’ambition est une qualité… mais si elle se heurte à un homme trop favorisé, tout change. Elle devient la mère de tous les crimes.
Parce que les dieux l’ont mis en travers de l’ambition de Thonronsis, Kleworegs va devenir l’objet de sa haine. Il va échapper à plusieurs tentatives de meurtre… jusqu’à ce que l’une d’elles soit bien près de réussir.
… Et si la mort ouvrait la porte sur un autre monde… Si la volonté de refuser ce monde l’emportait sur la fatalité du destin promis ?

LIVRE III : PLAINE ET FORÊT
(”J’ai voulu lui donner sa chance !” )
Kleworegs, favorisé et élu par les dieux, en a fait un peu à sa tête avec les lois humaines. C’était un amusant défi d’offrir à Udnessunus, paysan roublard, les mêmes opportunités qu’à un roi. Malgré ses qualités, il ne saurait quoi en faire.
Il avait bien choisi son homme… trop bien. Udnessunus a réussi très au-delà de ses espérances, à faire honte à bien des rois… Et même à lui, à qui la chance n’a guère souri.
Laissera-t-il la jalousie l’emporter ?

Vous en saurez plus à partir de Mardi 24/04/07. Le 23, tout le monde aura l'esprit aux élections

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Créé le :  22/04/2007
Dernière article le : 05/02/2008
Nombre de visites : 7672
Cette saga de l'Europe d'il y a 5000 ans, roman historique et d'heroic fantasy et fresque épique mêlant réalisme et épopée, raconte la préhistoire de notre continent et le monde de nos ancêtres Indo-européens et de nos origines vus par Marc Galan, romancier, écrivain et critique d'art.
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