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| Le blog de la rédaction du Parisien par Service politique du Parisien |
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CA FAIT MAL Ci-dessous, une lettre de lecteur, reçue en milieu de semaine par mail: J'aimerais savoir pourquoi l'article sur Sarkozy et le G 8 (sous-entendu: dans Le Parisien ) n'est pas signé? Le fou rire que vous attribuez à Sarkozy, d'où vient cette info? Merci d'avance. Ps: sans réponse de votre part je considèrerai que l'info est issue de la cellule grise du gouvernement et cesserai d'acheter votre bon journal. Ciel, la "cellule grise du gouvernement"!!!! Comment convaincre ce lecteur (et sans doute quelques autres) qu'aucune cellule grise ne dicte un quelconque papier aux journalistes du Parisien ou d'ailleurs? D'accord, la profession a mauvaise réputation et le soupçon de "connivence", aussi vieux que le journalisme, donne naissance a bien des fantasmes. Mais que l'accusation se fonde sur l'absence de signature (explication: on ne signe pas les légendes de photos), dur dur... Certains croient donc toujours que le soir, dans la pénombre, des émissaires gouvernemenrtaux viennent incognito, non plus manier les ciseaux, mais faire des "couper-coller" dans nos textes, choisir les meilleures photos et glisser leurs propres informations... Toute garantie, tout apaisement ont été donnés au lecteur, qui semble les avoir reçus comme tels. Et devrait donc continuer à acheter notre "bon journal". Enfin, on l'espère. Mais ça fait mal quand même. Béatrice Houchard
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Ils ont déjà perdu Quelle sera l'ampleur du bleu qui, selon les probabilités et les sondages, s'abattra les 10 et 17 juin sur l'Assemblée nationale? S'agira-t-il d'une vague? S'agira-t-il d'un tsunami? Pour le Parti socialiste, la nuance sera d'importance. Avec 141 députés sortants, le PS peut être battu mais limiter les dégâts: 2002 n'avait pas été un bon cru et s'il ne s'agit que d'une vague, il peut espérer sauver 120 sièges. Entre 120 et 150, ce serait presqu'inespéré. En revanche, si l'UMP inflige au PS un tsunami électoral comme en 1993 (seulement 53 élus PS et 14 divers gauche étaient alors revenus siéger au Palais Bourbon) le parti de François Hollande devra sérieusement se remettre en cause. Avec deux questions cruciales: qui à la tête du PS, et pour quoi faire? Car les socialistes semblent déjà avoir tiré un trait sur le scrutin des 10 et 17 juin. De mémoire d'observateur, c'est bien, la première fois que les futurs vaincus annoncent déjà partout leur défaite. Béatrice Houchard
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| Le discours du Havre posté le 30/05/2007 à 12:09 |
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divers |
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Le discours du Havre Evidemment, ça fait bizarre. Déjà, un Président qui tient meeting, on avait un peu oublié depuis François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing. Mais un Président qui tient un meeting dont on ne retiendra que l'annonce de la déduction fiscale des intérêts des emprunts immobiliers, il faut l'entendre pour le croire. Il va donc falloir s'y faire. Même si elle n'est pas totalement inédite, cette "hyper présidence". A part De Gaulle qui laissait l'intendance aux autres (et encore...) tous les chefs d'Etat de la Ve République se sont toujours intéressés à la politique quotidienne. Le pauvre Chirac l'avait constaté à ses dépens, démissionnant avec fracas en août 1976 de Matignon parce que Giscard décidait de tout à sa place. Mais ça ne se voyait pas trop. Là, c'est le contraire: on ne voit que ça: le Président a décidé que la France deviendrait un pays de propriétaires, il persiste, signe et assume. Fidèle à son image, fidèle à ce qu'il est: sans complexe. Les vieux grognons nostalgiques des grands discours de Phnom Penh (le Tiers-monde), de Johannesbourg ("la maison brûle") ou même de Verdun sur le Doubs ("le bon choix") devront, de gré ou de force, ajouter à leur collection de souvenirs celui du Havre ("les intérêts d'emprunts"). Il va nous falloir changer de logiciel d'observation et de jugement de la politique française, décidément. Béatrice Houchard
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Il court, il court, le président. Notre ami Ranson ne s'y est pas trompé, qui
dessine Nicolas Sarkozy, dans Le Parisien et sur leparisien.com, en short et
tee-shirt, courant ou toujours prêt à courir. Il court,il court, le président. Dès
qu 'il a un moment à lui, il court, avec son portable en main, les gardes du
corps pas loin et les écouteurs sur les oreilles. Il écoute les radios "djeunes",
pour savoir quelle musique écoutent ses fils, et avec eux tous les enfants de
France. Lui, son truc, c'est plutôt Reggiani. Mais va pour Diams, Diziz la peste
ou Tokyo hôtel, dont les filles sont folles.
Le président de la République est du genre à mouiller sa chemise, au sens
propre et au sens figuré. En interview, en campagne, en meeting, on le
croirait parfois monté sur un ring de boxe. Prêt à encaisser. Et à rendre,
évidemment. Il court, il court, le président. On dirait qu'il aime transpirer. On
l'a vu à Brégançon, courant, s'arrêtant, serrant des mains sans ralentir le
rythme, écartant la sécurité d'un geste de la main, repartant courir de plus
belle.
Cours, Sarko, cours! comme le Forest gump du film. Lui, il n'a pourtant pas
besoin d'être photographié avec des présidents. Président, il l'est. Et pourtant
il court toujours. C'est la première énigme du quinquennat: après quoi court
désormais le président ?
Béatrice Houchard
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31 ans après Une fois n'est pas coutume: osons le "je". Le 9 juin 1976, sortant tout juste de l'école de journalisme, je fus envoyée à l'hôtel Matignon par l'auguste quotidien qui accueillait mon stage d'été. Avec la mission de couvrir une conférence de presse sur le thème: grâce à l'apprentissage, le gouvernement va lutter efficacement contre le chômage. Pas mal, pour un premier jour de travail. 31 ans après, le sujet de la conférence de presse prête à sourire. Mais il y a plus drôle, et surtout plus révélateur: le ministre des Affaires sociales, en ce temps-là, s'appelait Jacques Barrot, aujourd'hui commissaire européen à Bruxelles. Et le premier ministre... Jacques Chirac. Voilà comment, depuis lors, Chirac (qui n'était déjà pas un débutant, loin s'en faut) a accompagné toute une carrière de journaliste, à moins que ce ne soit l'inverse: de la mairie de Paris à l'Elysée en passant par des victoires, des défaites, des salons de l'agriculture, des meetings, des discours plus ou moins inspirés et des campagnes électorales à la pelle. Une vie bien remplie, quoi. Pour Chirac, qui ce 16 mai, quitte la vie politique qu'il a tant aimée. Et qui le lui a bien rendu.... Béatrice Houchard
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| Johnny président posté le 08/05/2007 à 17:41 |
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divers |
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Johnny président! C'était dimanche soir, sur TF1 ou France 2. On ne sait plus, à force de zapper pour ne rien manquer des premières minutes et heures de la vie du nouveau président élu. Le présentateur (PPDA? Pujadas?) interrompt tout à coup Laurent Fabius. On aime ou on n'aime pas, mais ce n'est pas n'importe qui, quand même, Laurent Fabius. Ancien Premier ministre, ancien ministre, ancien président de l'Assemblée nationale, ancien patron du PS. Pour un peu, il aurait pu être candidat à la présidentielle. Et peut-être même battu aux élections. Il doit donc se passer des choses très importantes pour qu'on lui demande de se taire. En effet, on coupe la parole à Fabius pour la donner...à Johnny Hallyday, ami du nouveau président, qui sort tout juste du Fouquet's. On fera grâce ici des déclarations du chanteur. Tout le monde les a déjà oubliées. Elles ne mérirtaient pas de ne pas l'être. Mardi matin, c'est Laeticia Hallyday qui est sur RTL au micro de Marc-Olivier Fogiel. Elle nous rassure: oui, elle et son mari vont revenir en France. Avant Sarkozy, "c'était vraiment devenu insupportable" dit-elle, mais avec Sarkozy, heureusement, les impôts vont baisser très vite. Quasiment, à l'entendre, dans la minute. Pas sympa pour le couple Chirac, qui a aidé le couple Hallyday a adopter rapidement la petit Jade, cette attaque en piqué contre la France. On croirait les émigrés de Coblence regagnant le territoire après le retour du roi; ou des réfugiés politiques regagnant leur pays après une longue période de dictature. Mais ce ne sont que des évadés fiscaux éphèmères. Célèbres. Et consternants. Béatrice Houchard
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| (sans titre) posté le 04/05/2007 à 21:09 |
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divers |
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Vivement dimanche ! C'est presque fini. Ce vendredi à minuit, fin de la campagne électorale. On va entrer dans cette drôle de non man's land qui précède le résultat de l'élection présidentielle. Plus de meetings, plus de déclarations, plus de polémiques, plus de petites phrases et plus de Guignols de l'info. Impresssion un peu cotoneuse que le temps est suspendu. Conversations politiques qui se taisent au zinc des bistrots. Silence dans les rues du dimanche matin, à l'heure du marché, avec en perspective les longues files d'attente dans les bureaux de vote, devant l'isoloir ou la machine électronique. Les gens se croisent, les uns se demandant ce qu'ont voté les autres. Il y a de la légèreté dans l'air. Un peu d'inquiétude aussi peut-être. Et puis l'ambiance se fait plus lourde. On approche de 20h. Il y a des estomacs qui se serrent. On sent que le moment est historique. On aimerait savoir ce que Jacques Chirac fait et pense, à l'Elysée. La page se tourne. Un peuple va choisir son destin. Un homme et une femme. Chabadabada. Un homme ou une femme. Béatrice Houchard
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| KO? posté le 02/05/2007 à 15:50 |
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divers |
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KO? C'est le grand jour, celui où l'on retient son souffle. Ce soir, il y a match de boxe à la télévision, à la radio et sur tous les sites internet qui le pourront (celui du Parisien en tête). A ma droite, Nicolas Sarkozy, 52 ans, ancien ministre de l'Intérieur, candidat de l'UMP. A ma gauche, Ségolène Royal, 53 ans, présidente de la région Poitou-Charentes, candidate du Parti socialiste. Victoire aux points (on ne dira pas "aux poings") ou victoire par KO de l'un des deux présidentiables? Ou ni l'un ni l'autre?
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| Hold up sur le second tour posté le 28/04/2007 à 13:09 |
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divers |
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Hold up sur le second tour Samedi 28 avril, 11h30, on ouvre son poste de télévision ou on se connecte sur le site du Parisien. Tiens, un débat. En direct depuis un grand hôtel parisien. Ségolène Royal face à François Bayrou. On se pince. Royal et Bayrou, Bayrou et Royal. Ils sont au second tour? Non, ils ne sont pas au second tour de la présidentielle. Elle l'est, lui pas. C'est le débat de la deuxième et du troisième. Un peu comme si, en 2002, Jospin avait discuté avec Le Pen. Ou Balladur avec Chirac en 1995. Ou Barre avec le même Chirac en 1988. Et ainsi de suite. C'est ainsi qu'en 2007, Bayrou a réalisé un hold-up sur le second tour de l'élection présidentielle.Bien joué, le Béarnais. En 1999, il avait dit «non» à Jacques Chirac pour les élections européennes. En 2002, il lui avait dit «zut» à propos de la création de l'UMP. Cette fois, il a fait un bras d'honneur à tout le monde en refusant de rentrer dans les Pyrénées atlantiques après sa défaite au premier tour (avec quand même 18.57% des voix, ce qui n'est pas rien.) Nicolas Sarkozy, en public, ironise. On l'imagine, en privé, tapant du pied, furieux de ce tour de passe-passe de son ex-ami Bayrou. A l'issue du débat de samedi, les deux candidats (enfin, l'un étant un ex-candidat) il n'y a pas eu de coup de théâtre: aucun des deux n'a mis l'autre K.O sur le ring, et ils ne sont pas non plus tombés dans les bras l'un de l'autre.
Qui gagnera le 6 mai? Sarkozy? Royal? On ne sait pas encore. Sarkozy reste favori, mais le suspense demeure. Dès lundi, normalement, et avant le débat Sarkozy-Royal du mercredi 2, on reviendra aux fondamentaux de la Ve République: le premier face à la deuxième. Mais quand, plus tard, bien plus tard, on racontera l'histoire de la présidentielle de 2007 (il faudra trier, tellement il y aura de choses à dire et d'épisodes à raconter) on racontera que la vedette de l'entre deux tours s'est appelée François Bayrou.
Béatrice Houchard
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